24 mars 2007
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16 septembre 2003
"Dialectique à part..."
Dialectique à part…
Soleil sur la vie, circulation d’envie, entourage qui sourit.
J’attends les nuages entre deux éclats, de joie, d’amour, et d’amitié… je n’attends plus tout ce que mon âge ne permet plus de réaliser ou de fonder anticonstitutionnellement.
Affronter la vie dans sa dure dialectique : reconnaissance ou plaisir personnel, profession ou famille : c’est là, la réalité. Il faut tenir la route, s’accrocher, reporter les courses à pieds, s’organiser en fonction de tous et de chacun, s’habiller de sourires et de parfums, être au top de la jeunesse fleurissante et galoper les chemins chaque jour comme au premier matin de nos plaisirs ambicolores ! Se lever à l’aurore, remercier les cieux de respirer, à l’heure de la rosée, l’enivrement des réveils naturels, accélérer le pas, se rendre au lycée pour travailler comme pionne à mi-temps : les mardis matins, jeudis après midi et vendredis jusque 14h00… plus qu’une démarche : un rallye !
Ajouter à cette cadence les contraintes quotidiennes des besoins … et le temps qui coule pour contrarier nos heures…toutes ces heures de vies à rattraper ! Laisser de côté ces humeurs rouges, ces états d’âmes, ne pas dire que l’on se trouve dans un état de conscience morbide, acculée par les décès, et la routine de ces condoléances quotidiennes au voisin de toutes les joies : les tristesses… Reporter au lendemain ce que l’on peut faire le jour dit, par manque de temps, par baisse de motivation… et ces rancoeurs qui nous poursuivent aussi violent qu’une interruption, impromptue, de jeûne du sixième jour !
Ajoutez la contrariété de ne plus avoir le temps et l’énergie d’écrire autant qu’on le souhaiterait…se rendre compte que la vie lycéenne se range du côté des 45 tours vinyls et des locomotives à vapeur, se rendre compte des robots qui dictent nos heures d’adulte enchaîné à avancer des programmes de hiérarchies et de pouvoirs.
Prendre conscience de la chance d’avoir été lycéenne choyée et chouchoutée par les administrations, le travail d’échecs et mats des pions, par tout le fourmillement de l’échiquier protégeant ses nouveaux cavaliers d’avenir…rentrer chez soi, prendre conscience du labeur de l’existence, rire de la société, éclater de rage contre un système parce que la pilule on n’arrive pas à l’avaler ! Faut vivre non seulement avec son temps ; mais, aussi avec les responsabilités de son âge. Et nager dans le rire et se noyer dans les larmes et interpréter la vie à faire vibrer tous les planchers, toutes les scènes pour renvoyer l’onde de l’émotion vagabonde vers le vaisseau des spectateurs et les couleurs de sa diversité criant : Humanité !
Et, dans les coulisses, se laisser emporter à des aveux tenus secrets depuis des années que ce « je »…ne peut rien te dire d’autres… que ce qui est déjà inscrit et sous clefs … dire ; dire… :
_ « je sais, ne dis rien. »
Oui, pour toi, la vie n’a pas toujours été comme ça : chacun en possède une définition fondée sur nos contradictions, nos ambivalences, nos secrets, nos amours !
Pour toi, la dureté d’un cœur, dans l’existence, te semble une violence, une brûlure du souffle : une présence qui se défend d’être là…
Mais, puis-je me défendre de vivre, d’exister, de donner, de partager sans jamais vouloir fuir ce bonheur, cette joie incommensurable des étreintes saisies d’animation ?
Ne rien dire pour écarter les peurs et les faux pas… mais hors des coulisses de la vie : tenter d’ôter nos bracelets de silence !
Et : « Haut les bras, Haut les cœurs ».
Epique, époque…
Et tic et tac : dialectiques……
Mes yeux photocopient en lazzer les notes de Jazz gospels qui s’échappent de nos trappes …
Ah ! Trappes !....
D’un sol-œil ;
Catherine Sprunck.
21 mars 2003
SENEQUE : Philosophe, homme d'État et auteur tragique romain
SENEQUE : Philosophe, homme d'État et auteur tragique romain
(v. 2 av. J.-C. -65 apr. J.-C.)
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Remerciements ………………………………………………
Introduction…………………………………………………..
Sources documentaires……………………………………….
Conclusions…………………………………………………..
Note & observation(s)……………………………………….. |
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Vie et situation de Sénèque en son temps :
Lucius Annaeus Seneca naquit, au début de l’ère chrétienne, à Cordoue ; en Bétique (aujourd'hui Andalousie) à une époque où l'Espagne, en plein essor économique, fournit à l'Empire un grand nombre de ses intellectuels. Il était le deuxième des trois fils de Sénèque le Rhéteur et d’Helvia. Son éducation est riche de l’enseignement de son père pour les matières de l’éloquence, les exercices de rhétorique et de déclamation et, se conforte par des études à Rome. Il fût le disciple des philosophes, pythagoriciens et stoïciens tels que :
Sotion, Attalus et Sextius le Fils. Séduit par leur rigueur, il pratique un stoïcisme ascétique.
Sénèque cède aux prières de son père, qui craint de le voir accusé de superstition (ce qui est un fait courant sous Tibère), et part pour l'Égypte; il prend contact avec les milieux intellectuels d'Alexandrie, alors un des hauts lieux de la culture hellénistique.
Revenu à Rome, il commence une carrière politique et, grâce à son éloquence d’avocat, il est bientôt célèbre dans la capitale de l'Empire. Il fréquente alors la famille de Caligula, mais, Claude devenu empereur, pousse Sénèque, à l’exil. De (-41 à -49) en Corse, pays alors sauvage et arriéré il connut un ennui profond. Il écrivit Consolation à Marcia et se remit à la philosophie. En -49, Agrippine le rappela à Rome. . Il mena une vie luxueuse pendant treize années, cumulant les fonctions d’un homme de cour, celles d’un philosophe au franc-parler, celles d’un homme d’Etat complaisant (devint préteur puis consul). Il s’engagea enfin en tant que précepteur du jeune Néron, fils d’Agrippine, alors âgé de treize ans. Mais ses ennemis, jaloux de son immense fortune, deviennent de plus en plus actifs au fur et à mesure que diminue l'influence de Sénèque sur son élève Néron. Sénèque se retire alors de la vie publique, distribue ses biens, prêche la retraite... Cependant, accusé (sans doute à tort) d'être entré dans la conjuration de Pison qui visait à tuer l'empereur Néron, Sénèque reçoit l'ordre de mourir, sur cet ordre : il s’ouvrit les veines.
Ainsi, il connut dans son existence à la fois les plus grandes faveurs et les pires disgrâces ;
il hésita sans cesse entre les joies sereines de la sagesse et la vanité des succès mondains.
Gros plan sur l’œuvre de Sénèque.
Sénèque devait chercher à plaire au public de son temps. Cependant, sa vive imagination sait revêtir une pensée même banale, d’une forme neuve et saisissante, parfois empreinte de poésie.
Destinées à faire comprendre clairement ses préceptes, ses œuvres prennent une forme résolument didactique: alliant l'art dramatique et l'art de persuader, Sénèque adopte souvent la formule question-réponse, qui lui permet de ménager l'effet voulu. Il se sert du style pour réaliser son projet, qui est de provoquer, chez le lecteur, l'action ou l'attitude attendue. De même, la véhémence, l'humour, l'élan lyrique, les citations érudites et les jeux d'esprit ne sont que des moyens qui concourent à la finalité du discours et non pas une pure recherche esthétique.
Ses tragédies sont imitées surtout d'Euripide : Hercule furieux, Les Troyennes, (Les Troyennes) Médée, Phèdre ; elles se caractérisent essentiellement par la description d'une passion arrivée déjà à son paroxysme et s'analysant avec force. (Médée) On trouve dans ces pièces beaucoup de stoïcisme, certes, mais souvent exprimé de façon oratoire et parfois même outrancière ; l'éclat et parfois l'enflure du style, le caractère pathétique des situations sont les marques propres à ce théâtre. (Médée)
Il débute ses œuvres philosophiques par la composition de trois Consolations : à Marcia (pour la mort de son fils), (Consolation à Marcia) à Helvia (la mère de Sénèque, pour adoucir sa peine de voir son fils en exil) et à Polybe (un affranchi de l'empereur Claude, pour la mort de son frère, mais où Sénèque s'abaisse surtout à de viles flatteries destinées à lui faire obtenir son retour d'exil).
Ces Consolations comportent une partie personnelle, qui justifie le terme de "consolation", et une partie générale, faite de maximes et d'exemples moraux. Bien que ces oeuvres revêtent l'aspect d'un exercice d'école sur un thème donné, elles demeurent vivantes car la pensée de l'auteur y est perpétuellement en action.
Malgré les apparences, Sénèque n'a pas de système philosophique précis ; la dialectique n'est pas son fort. Il ne cherche à résoudre aucun problème métaphysique ; seule la morale et son efficacité dans la vie quotidienne l'intéressent. Aussi compose –t- il des dialogues philosophiques comme :
De Tranquillitate animi (de la tranquillité de l'âme), De Ira (de la colère), De Brevitate uitae (de la briéveté de la vie), De Vita beata (de la vie heureuse), De Constantia sapientis (de la constance du sage) De Otio (du loisir) De Providentia ( de la providence). Théoriquement on doit viser au souverain bien, c'est-à-dire la vertu (idée stoïcienne) (De Vita beata) ; cependant, point d'intransigeance (De Vita beata) : dans la pratique, il faut se plier aux nécessités de la vie, sans en être esclave, en créant en soi la paix de l'âme, en s'élevant au-dessus des événements. Cependant Sénèque n'oublie jamais les problèmes de société, ses traités philosophiques en témoignent : le De Beneficiis souligne le problème des rapports entre l'aristocratie et sa clientèle ; (De Beneficiis) le De Clementia, celui des rapports entre le prince et ses sujets (la notion de justice doit être compensée par la clémence). ( De Clementia).
Sa prose (Dialogues, Lettres à Lucilius, Consolations, Questions naturelles, Apocolocynthosis) et ses œuvres poétiques ne sacrifient jamais le fond à la forme. Dans les Lettres à Lucilius (124 lettres) Sénèque joue le rôle d'un véritable directeur de conscience. Le succès posthume de Sénèque vient d'abord d'une très bonne connaissance du coeur humain, qu'il avait appris à connaître dans la haute société de Rome ; il vient aussi de la manière dont il prodigue ses conseils de morale, son "art de vivre" (Lettres à Lucilius) : apparemment un stoïcisme austère (se détacher des biens - supporter le malheur sans émotion - affronter sereinement la mort), mais qui, dans la pratique, sait transiger avec les nécessités de la vie ; et dans tout cela aucun pédantisme, mais une suite d'observations ingénieuses, de conseils pratiques, illustrés d'anecdotes plus ou moins piquantes, embellies de digressions variées, bref, des sortes de leçons aimables et spirituelles qui charment l'esprit de l'auditeur ou du lecteur.
Commentaire sur un extrait de l’œuvre dramatique Médée de Sénèque :
Ma tâche est ardue Calmer un cœur brûlant de colère Installé orgueilleusement sur le trône, un roi s’imagine qu’il ne peut sans déchoir revenir sur une décision Je le sais, j’ai grandi dans une cour royale. Même si aujourd’hui je suis déchue et lamentable Si je suis une fugitive, une mendiante solitaire Une femme abandonnée Un monceau d’afflictions Je brillais autrefois aux côtés de mon père J’étais une noble héritière La petite fille du Soleil. *Mise en page fidèle à la collection : Le spectateur français. *Extrait d’un monologue de Médée page 30. Les œuvres dramatiques de Sénèque s'inscrivent dans le courant théâtral de l'époque: influencées par le théâtre hellénistique, ses pièces sont écrites pour un public savant et cultivé. Aux jeux de la scène et du texte, Sénèque préfère les longs affrontements oratoires qui sont l'occasion de développements philosophiques. Une mise en scène somptueuse et de nombreux figurants ne parviennent pas à masquer la rupture qui existe entre ce type de théâtre et le théâtre des IIIe et IIe siècles av. J.-C., encore teinté de l'art populaire oral dont il était surgi.
En conseillant les autres, d'ailleurs, avec un sens aigu de l'observation psychologique, Sénèque donne souvent l'impression qu'il cherche à s'analyser et se guérir lui-même : c'est une méditation à deux, le philosophe et son lecteur, un entraînement commun à pratiquer une ascèse en vue de catastrophes toujours possibles (et probables sous Néron ! )
Médiagraphie
www.ac-versailles.fr/pedagogi/anti/senec
Sénèque, Théâtre complet volume II ;
IMPRIMERIE NATIONALE éditions
Collection: le spectateur français, dirigée par Jean – loup Rivière.
HORACE : Odes et épodes – texte établi et traduit par F. VILLENEUVE « treizième tirage revu et corrigé par J. HELLEGOUARC’H Professeur émérite à l’Université de Paris IV. 5Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l’association Guillaume Budé. -
1991 - Société d’édition « Les Belles lettres 95, Bd Raspail 75 OO6 PARIS.
Première édition 1929 – ISBN : 2.251.O11O99-8. ISSSN : O184-7155.
HORACE : Epitres – texte établi et traduit par F. (neuvième tirage)Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l’association Guillaume Budé. -
1991 - Société d’édition « Les Belles lettres 95, Bd Raspail 75 OO6 PARIS.
Première édition 1929 – ISBN : 2.251.O1O98-X. ISSSN : O184-7155.
HORACE : Satires– texte établi et traduit par F. (douzième tirage)Collection des Universités de France publiée sous le patronage de l’association Guillaume Budé. -
1991 - Société d’édition « Les Belles lettres 95, Bd Raspail 75 OO6 PARIS.
Première édition 1929 – ISBN : 2.251.O110O-5. ISSSN : O184-7155.
Les lettres latines ; édition Magnard auteurs : MORISSET & THEVENOT
29 mai 2002
Calvino : « Si un voyageur par une nuit d’hiver »,Etude transversale : livres et miroirs dans le
Montage de 11 modèles disposés en un seul roman
Etude transversale : livres
et miroirs. Calvino, Italo « Si
un voyageur par une nuit d’hiver »
Le livre
reflet de lui-même ?
Introduction de l'exposé :
Cette thématique du livre reflet de lui –même appliquée à l’oeuvre d’Italo CALVINO (1923 – 1985) « Si par une nuit d’hiver un voyageur … » ouvre un vaste champs de perspective et soulève des questions problématiques sur la définition de la réfléxivité du livre ( le comment et le pourquoi est-ce possible ; les causes et les conséquences de ce reflet. Nous allons donc essayer de comprendre tout d’abord en quoi cette œuvre est le reflet d’elle –même pour ensuite s’intéresser aux critères de la réflexivité et ouvrir sur la perspective du temps d’un récit qui serait sans cesse mise en abyme aux yeux du personnage le plus important : le lecteur puisque c’est lui qui éprouve sans cesse les facettes du dédoublement infini de ce récit réfléchissant des aspects du réel.
I)Définition de cette thématique de la réflexivité
Définition de la réflexivité du livre
La logique mathémathique de l’assemblage
Calvino, l’oulipo et la réflexivité
La réflexivité engage –t – elle, par l’appel de différents critères techniques, une transparence du roman ?
A)Les critères dignent du mouvement de l’oulipo
B)L’auteur du livre ou la figure du versant spéculatif
La technique de la réflexivité ou l’éloge de la falsification.
III Entre récit et réel : l’espace spatio-temporelle de la réflexivité permise par la place conséquente dévolue au lecteur.
Le lecteur comme clé de toute réflexivité.
Le lecteur ne serait-il pas noyé dans toute ces mise en abyme_ la réflexivité audacieuse de ce livre ne tuerait-elle pas l’existence de ce livre ?
I)Définition de cette thématique de la réflexivité
A)Définition de la réflexivité du livre
Qu’est-ce le livre ?
_ Un traité de la lecture ; un manifeste de l’avenir d’une pratique culturelle qui semble un grand danger.
_ Une des facettes de l’auto-portrait d’un écrivain = parler de la présence obsessionnelle de l’écrivain.
Un reflet n’est autre qu’un éclat qui rejaillit ou encore une image réfléchie.
Le lecteur par sa compréhension personnelle et subjective permet cette correspondance des différents reflets d’un même récit. Le livre est donc ce support qui sert à faire réfléchir la matière du récit, son énoncé ; il correspond à ce miroir capable de renvoyer l’image des personnes et des choses.
P62 : Selon Dallembach : une réflexion est un énoncé qui renvoie à l’énonciation ou au code du récit.
Un énoncé réflexif ne devient tel que par la relation de dédoublement qu’il avoue avec l’un ou l’autre aspect du récit _ ce qui revient à dire que l’émergence de cette relation dépend d’une part, de l’aptitude du décodeur à effectuer les substitutions nécessaires pour passer d’un registre à l’autre.
De cette définition excluant l’ »agent de représentation » introduit par Genette, découle le fait que le méta récit réflexif tel que nous l’entendons se caractérise par sa quadruple propriété de réfléchir le récit, de le couper, d’interrompre la diégèse et, d’introduire dans le discours un facteur de diversification. Censée être prise en charge par une instance narrative différente de celle qui gouverne le récit premier, l’insertion, qui peut-être orale ou écrite, légitime de la sorte les variations stylistiques en même temps qu’elle permet d’injecter un récit personnel dans une fiction écrite à la troisième personne _ ou inversement d’impersonnaliser pour une durée variable un récit mené par un « je ».
Les énoncés réflexifs métadiégétiques se distinguent des méta récits en ce qu’ils ne visent pas à s’émanciper de la tutelle narrative du récit premier.
Faisant fi du relais de narration, ils se limitent pour leur compte à réfléchir le récit et à ne suspendre que la seule diégèse. Au nombre de ces interpolations spéculaires, figurent les récits rapportés au style indirect, les rêves, telle représentation visuelle ou auditive…
Quant aux énoncés réflexifs (intra)diégétiques, ils n’occasionnent, en ce qui les concerne, ni changement d’instance narrative, ni solution de continuité diégétique ; dans une dépendance totale vis à vis du récit premier, ils épousent son cours et se cantonnent à l’univers qu’il leur prescrit.
B)La logique mathémathique de l’assemblage
L’influence de l’Oulipo permet une vision de la lecture comme un fait de parodie ( cf p 11 toute une isotopie de l’armée et de la citadelle)
Nous voyons dans les différents incipit une variation en miroir d’un mot du titre choisi dans un même champs sémantique. Et des titres qui se répondent les uns aux autres par complémentarités réflexive :
« Penché au bord de la côte escarpée »
« Autour d’une fosse vide ». Nous voyons là tout un algèbre de la variation assemblé de façon à critiquer avec humour et ironie toutes les formes de romans conventionnelles non adepte de ce catoptrisme id est : une partie de l’optique qui désigne une partie de la lumière. Nous assistons à des phases de convergences en rapport avec la réflexion des genres littéraires et de divergences en raison des lignes d’enchevêtrements des différentes thématiques qui se recoupent en le support prismatique du livre.
Citation P197 de : « La fascination romanesque à comme font les mille et une nuits ? »
C)Calvino, l’oulipo et la réflexivité
Titre : apparition d’une prothase et d’une apodose en raison d’un titre correspondant à une phrase qui occupe une phrase d’activité spéculaire. C’est un roman miroir et ludique :
Calvino et le mouvement de l’Oulipo
OULIPO : l’ouvroir de la littérature et mis en exergue en 1961 par Queneau.
« J’ai cherché une situation romanesque exemplaire et dix fois je l’ai appliqué. Il s’agit toujours d’un homme se trouvant face à une menace d’une puissance mystérieuse, il est prit dans cette situation dangereuse à cause d’une femme ou d’une image féminine. Chacun de mes 10 romans inachevés est une variante à partir de cette situation romanesque type » (Lire avril 1981)
L’adoption de ces principes d’écritures fonctionnent comme un jeu où : « (p190) de miroir en miroir il m’arrive parfois d’y rêver ».
Ce livre n’est fait que d’une grande dialectique qui ne cesse de nous renvoyer à des questions dont les réponses nous conduisent à des parois de miroirs à un recommencement sans fin comme dans un conte où le narrateur s’amuserait à nous faire osciller entre monde des apparences et mondes souterrains.
Le motif du miroir permet de proposer ce livre comme un objet d’étude de ce qu’il représente de façon générale et permet un jeu sur l’annagramme et les l’onomastique comme une richesse lexico-sémantique.
Finalement calvino nous propose un livre ou toute transcendence est impossible puisqu’il adopte une logique d’interéflexivité.
Calvino avec ces ressorts techniques de l’oulipo met donc en exergue le motif du miroir où la fonction de l’auteur ne serait qu’une anti fonction au même titre que ce livre serait un roman du leurre.
La réflexivité engage –t – elle, par l’appel de différents critères techniques, une transparence du roman ?
A)Les critères dignent du mouvement de l’oulipo
Le modèle oulipien :
Déplacement de la notion de règle que l’on se donne : il n’y a pas d’anarchie possible.
Ex : Formule d’hypogramme : modification d’une formulation entière par suppression systématique d’une lettre dans la formulation.
\Humour qui va fabriquer un langage avec une attitude ironique fondation sur une double manipulation du langage et le savoir. Nous avons là un phénomène de création en deça de l’affect et de l’intellect , un jeu d’enchevêtrement de la pensée.
\Dans si par une nuit d’hiver, un voyageur, nous pouvons vérifier une passion de l’organisation, de la structure, goût de la variation et de la série.
QUENEAU : « Je suis un concierge transcendantal(qui balaie son domaine)
\Un écrivain qui se place comme un échangeur culturel et épisémantique mettant en parallèle la philo, les maths, la litté.
C’est en ce sens qu’il contribue à l’ouverture du champs de la littérature.
CALVINO :
« Ce qui me les rend proche : c’est leur refus de la gravité »
Cette gravité que la culture littéraire française impose partout, là, où un peu d’ironie serait nécessaire(…) il considère la science non pas de façon grave mais comme un jeu selon ce qu’à été d’ailleurs l’esprit des vrais hommes de sciences ».
« la structure est liberté, elle produit le texte en même temps que la possibilité de tous les textes virtuels qui peuvent les remplacer.
Voilà la nouveauté de l’idée qui se trouve dans la littérature potentielle implicite dans la littérature qui née des règles qu’elle s’impose. »
Il faut ajouter que dans les règles de l’OLIPO c’est la qualité et l’ingéniosité de ses règles qui comptent en premier.
B)L’auteur du livre ou la figure du versant spéculatif
° le versant spéculatif
Là où la figure de l’écrivain= le protagoniste = l’auteur.
Auteur = l’homme aux livres avec l’idée que l’écrivain est un faussaire, un saltimbanque : l’écrivain assure alors une double fonction :
------)le démiurge
------)le bateleur, le jongleur, l’illusionniste.
L’envers de l’écrivain engagé – un écrivain qui doit donc s’adresser à de nouvelles catégories de lecteurs et de lectrices.
Il y a une nostalgie mise en relief par de très jolies phrases.
« Je ne vois ici que des scènes qui se répètent identiques et la beauté des romans feuilletons. »
------) Qu’est-ce qui te met cela ensemble et à disparu ?
=Principe de cohésion : Quel est le nouveau principe de composition que je vais adopter ? [Le grand problème de l’artiste = celui de la composition]
« Donc par des sentiers d’encres, l’élan guerrier de la jeunesse, de l’anxiété…. se trouvent consumer en un carnage de feuilles cornées et froissées. »
p199 et suivantes : Permettent de comprendre la figure de l’écrivain.
Citation p114 :
« L’auteur était sur le point invisible d’où partaient les livres, un vide parcouru de fantômes, un tunnel souterrain qui mettaient d’autres mondes en communication avec le poulailler de son enfance »… chap. 5
\Demande une grande capacité intellectuelle de suivre les méandres et la complexité intertextuelle. (Références à des livres philo et à des contes tels que les milles et une nuits, à des personnages d’inventeurs…)
P199 : « Une attirance inquiète… pour pousser sur le terreau d’une autre culture. »
C)La technique de la réflexivité ou l’éloge de la falsification.
------) Un éloge de l’artifice et de la falsification.
La falsification serait la vérité même de la littérature.
Une entreprise d’Osaka : sort du marché pour devenir une entreprise.
Les différentes valeurs du jeu spéculaire se retrouvent dans les techniques de la cacophonie, de l’hypographe, de l’annagramme, l’oenomastie.
Marana et Flannery Silas est un écrivain réfugié dans un chalet suisse.
La matière du livre est elle même réfléxive.
“Les romans qui m’attirent le plus(...) , ce sont ceux qui créent une illusion de transparence autour d’un noeud de rapports humains qui est lui-même ce qu’on peut rencontrer de plus obscur, cruel et pervers.”
Transparence : dévoilement de la vie des individus au grand public.
En s’adressant au lecteur, dernier personnage sur le mode du “tu”, l’auteur, dans si par une nuit d’hiver un voyageur, semble le poser comme l’autre. Mais, en parlant d’Italo CALVINO à la troisième personne, ne le considère-t-il pas aussi comme distant de lui-même, et de plus en plus éloigné puisque, passé le premier incipit, cette signature va être déléguée à Tadzio BAZAKBAL et à ses successeurs? Et si pourtant Italo Calvino a quelque chose en commun avec l’auteur (il est d’aileurs récupéré in fine, en tant que maitre d’oeuvre du livre entier, comme tout, dans le paratexte le donner à penser), il participe aussi à l’existence et à l’expérience du lecteur, _ ou le lecteur procède de lui en tant que lecteur.
III Entre récit et réel : l’espace spatio-temporelle de la réflexivité permise par la place conséquente dévolue au lecteur.
A)Le lecteur comme clé de toute réflexivité.
Le livre se présente comme une succession de lectures à chaque fois interrompues, et on pourrait le considérer comme l’histoire de la perpétuelle déception du lecteur, si ces ruptures n’étaient ainsi à chaque fois la chance d’un nouveau départ, d’un rebondissement.
Cf. les carrés de greimas rectifiés par Calvino qui déterminent l’épopée de la lecture et de ce temps pris pour le décodage du schéma spéculaire.
Le lecteur qui est là (L) lit le livre qui est là (l). Le livre qui est là conte l’histoire du lecteur qui est dans le livre (L’). Le lecteur qui est dans le livre n’arrive pas à lire le livre qui est dans le livre(l’).
Donc par ce jeu de miroir le livre qui est dans le livre ne conte pas l’histpoire du lecteur qui est là. Le lecteur qui est dans le livre prétend être le lecteur qui est là.
Le livre qui est là voudrait être le livre le livre qui est dans le livre.
Ainsi, le lecteur essaie sans cesse (p49) « d’ouvrir un passage dans la barrière des pages au fil de l’épée, voilà qui va bien avec l’idée d’un secret caché dans les mots : tu te fraies un chemein dans ta lecture comme au plus touffu d’une forêt. »
La réflexivité comme un voyage au travers le temps et le réel reformaté ou l’impossible transcendance ?
Le livre reflet de lui même nous interdit une ouverture à visée humaine : tout n’est que verre et proscription pour la lectrice personnage du roman de se jeter dans les bras du lecteur autre personnage du roman. Nous avons un jeu de double et de couple qui s’interdisent une dimension transcendantale autre que la recherche d’un roman parfait ne répondant pas au temps conventionel des horloges. Le lecteur extérieur répond lui de ce temps bien réel d’une telle lecture du leurre !
B)Le lecteur ne serait-il pas noyé dans toute ces mise en abyme_ la réflexivité audacieuse de ce livre ne tuerait-elle pas l’existence de ce livre ?
Il ne peut rester qu’un instant dans sa “peau” d’auteur, dans son identité d’Italo Calvino : le temps du début, vite suspendu, d’un premier roman qui, en abyme, s’intitule aussi : “Si par une nuit d’hiver un voyageur”. Bien vite il a l’air de céder la place, il multiplie les doubles successifs qui sont autant d’hétéronymes à la manière de Fernando PESSO, avec en plus toute une gamme de noms aux consonnances linguistiques et nationales diverses : Tadzio Bazakbal, Ukko Ahti, Vorts Viljandi, Bertrand VANDERVELDE, Silas FLANNERY, Takakumi Ikoka, Calixto Bandera, Anatoly Anatoline.
C’est déjà une invitation au voyage, _ pour un voyage digne de BARNABOOTH : Italie, Pologne, Cimmérie, Cimbrie, Belgique, Irlande, Japon, Ataguitanie, Ircanie. C’est tout un carnaval romanesque qui se déroule sous nos yeux, et non pas un carnaval noir.
Le lecteur est sans cesse rabroué et déçu dans son horizon d’attente mais ce livre miroir de lui même rend compte d’un telle mise en abyme du lecteur que le lecteur ne cesse de réfléchir à sa propre condition de lecteur et malgré le narcissisme inhérent à l’œuvre il reste se désir de le lire une suite engendré par la succesion de ces incipits qui sont autant d’image du livre que d’image neuves que de reflet du génial ouvroir de Calvino et de l’oulipo.
Questions :
1°)Quels sont les limites de la réflexivité ?
2°)Comment ne pas se tromper entre phénomène de l’illusion et phénomène de la réflexivité ?
3°/4°) Qu’apporte cette thématique de la réflexivité au réel et que vous suggère –t-elle en tant que lecteur potentielle d’une lecture décodée par le prisme de vos connaissances et de votre conscience ?
CONCLUSIONS :
En ouvrant en sa fin la possibilité d’un onzième roman, qui serait “Demande-t-il, anxieux d’entendre le récit”, le livre de Calvino lance l’appel d’un enfant désireux d’entendre raconter une histoire, il montre le caractère inépuisable d’une donnée, si mince soit-elle, il exprime une confiance dans la littérature future et dans la fécondité du Père des Récits qu’il aura contribué à évoquer, à tirer de l’ombre.
Le livre nous rappel que toute réflexivité a pour base une matière textuelle dont la lecture permettrait au livre de se réfléchir sur le lecteur lui –même et également de nous renvoyer à la matière source de cette écriture digne d’un auteur soucieux des techiques prismatiques employées et de l’architecture de son roman. Autant dire que si toute ouvre littéraire peut se définir comme une machine à résonner et à tisser des communications transversales, il n’appartient qu’aux livres pourvus de pièces supplémentaires de jouer le jeu de la spécularité.
21 avril 2002
Peter HANDKE : La leçon de la Sainte-Victoire. folio
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Peter HANDKE : La leçon de la Sainte-Victoire. Dimanche 21 avril 2002 |
Ce roman se compose en neuf partie et décrit l’ascension effectuée par HANDKE au mont de la sainte-Victoire, ses réflexions sur l’art et l’écriture se précisent et suivent le mouvement du cheminnement pédestre accompli par HANDKE : De la montée au retour puis à l’ascension finale.
Le nom des neufs chapitres sont les suivants :
1° Le grand arc
2° La colline aux couleurs
3° Le plateau du philosophe
4° Le saut du loup
5° Le chemin des Lauves
6° Le tableaux des tableaux
7° Le champs froid
8° La colline des toupies
9° La grande forêt
Le secret de la montagne correspond au titre relatif à une introduction riche et récapitulative :
« Pour l’homme religieux, son destin est d’aller de bas en haut, son chemin est une ascension et non pas une descente…
La montagne est la rencontre du ciel et de la terre. »
C’est en juillet 1979, au retour d’un voyage aux Etats – Unis que Handke se rend en Provence. Pendant longtemps déjà, il avait joué avec l’idée d’aller voir la sainte – Victoire, mais ce n’était qu’un jeu. Puis Brusquement, cette idée envahit son imaginaire et il prend la décision d’aller voir la montagne de près ; tout cela a pour point de départ une exposition des tableaux de Cézanne à Paris et son intérêt pour l’œuvre intitulé : L’Homme aux bras croisés.
C’est à Salzbourg, au cours de l’hiver 1979, puis au printemps de 1980, que HANDKE écrit La Leçon de la Sainte-Victoire. Le livre est publié la même année.
Le Cheminement vers la « sensation vraie ».
La Leçon de la Sainte – Victoire est le deuxième livre d’un ensemble qui se compose de quatre ouvrages _ Handke lui-même refuse le terme « trop pompeux » de « tétralogie »(…)
Une nouvelle orientation du regard : CEZANNE :
Les œuvres de Cézanne sont pour Handke des propositions : et, c’est là tout leur secret.
Sa proposition n’est rien de moins que celle d’une invitation à un voyage initiatique. La Sainte – Victoire assume le rôle d’un guide, elle ouvre le passage, elle indique le chemin. Elle est habitée de plusieurs esprits et de plusieurs lieux. Tour à tour elle fait voir les visages de Cézanne et de Stifter, toujours au premier plan, puis celui de Goethe, puis un peu en retrait, ceux de Courbet, de Pirosmani, de Chirico, de Max Ernst, de Magritte, de Maurice Denis, d’Edward Hopper.
HANDKE, établit un lien entre regard, Être et écriture pour que se fasse le passge dans l’écriture, d’un visible tissé d’Invisible, qui inclut l’ordre du Moi dans le Monde autant que celui de l’histoire des choses et des hommes.
La peinture tient de l’onirique et de l’observation lucide. C’est ainsi qu’elle déchiffre le monde, le fait voir. Et, l’écriture, tient elle aussi de l’onirique et de l’observation lucide :
Trouver écrit ce que l’on a eu en rêve : ce que je voudrais qu’il vous arrive.
Silence et Métamorphose :
Dans ce silence , le narrateur marche, avec une lenteur délibérée, « dans le blanc de la montagne ». HANDKE délivré de toute attente et de toute ivresse, il traverse le seuil du grand portail ouvert sur le lointain…… Dans ce silence, « le moi coutumier n’était plus personne. » Dans le silence s’opère la métamorphose.
L’expérience de la transparence, Handke la fait devant le tableau de Cézanne intitulé Rochers près des grottes au-dessus de Château-Noir que Handke appelle Le tableaux des tableaux…(cf p113 à 115).
Certes, Cézanne a profondément impressionné de nombreux penseurs, poètes et écrivains du XX ème siècle mais aucun ne lui est redevable de ce véritable bouleversement que HANDKE a éprouvé, qui l’a confirmé dans sa quête artistique et qui semble lui avoir fourni une réponse à son interrogation sur les possibilités de l’écriture. (cf. MERLEAU PONTY : « L’œil et l’Esprit » ; 1964 et « Le doute de Cézanne » 1945)
Pour HANDKE, Cézanne devient un véritable guide spirituel :
C’est un texte de joachim Gasquet sur Cézanne qui exprime véritablement et mieux que tout autre la nouvelle foi de Handke en l’écriture, ses tentatives, ses objectifs _ ses « réalisations » dont il nous donne un exemple magistral par le dernier chapitre de la Leçon de la sainte Victoire, le chapitre de la grande forêt, hommage de l’écriture à la peinture, inspiré par une toile de Jacob Ruyesdael, qui se trouve au musée d’art de vienne, inspiré par Stifter auquel il faut songer par le titre comm par sa technique d’écriture : sa façon de brosser un tableau en mot( « Wortgemâlde ») inspiré, enfin et encore par l’enseignement de Cézanne.
Le secret que la montagne transmet à Peter Handke, c’est comment déchiffrer les choses, comment les faire voir en les nommant, comment les entrecroiser en une écriture d’images cohérentes, comment……les préserver. Rien ne peut-être préservé sans la foi et seule la foi fait durer les choses. La « préservation des objets en danger », par cette « forme de foi qui était le secret du peintre », c’est cela que HANDKE retient.
L’insondable montagne
Dernier chapitre = consacré à la Sainte-Victoire, à la forêt qui l’entoure et qui a été ravagée par le feu.
1° Le grand arc
P34 :
« Oui, c’est au peintre Paul Cézanne que je dois de m’être trouvé entouré de couleurs en ce lieu dégagé entre Aix – en Provence et le Tholonet et que la route asphaltée me soit apparue comme une substance colorée.
J’ai grandi dans un milieu de petits paysans où il n’y avait d’images, pour ainsi dire, qu’à l’église ou sur les reposoirs ; aussi n’étaient –elles pour moi, au début, qu’une garniture, je n’en attendais rien de décisif. »
P41 : IMPORTANT
« Avec le temps, son seul problème, cependant, ce fut la « réalisation » de l’innocence et de la pureté terrestres : la pomme, le rocher, un visage humain. La réalité, c’est donc l’accès à la forme et celle-ci n’est pas regret de ce qui est anéanti par les alternances de l’histoire, mais elle transmet, dans la paix, ce qui est.
_Dans l’art, il ne s’agit de rien d’autre. Or cela même qui fait sentir la vie fait problème quand on veut le transmettre. »
P59 : /TABLEAUX
« C’est au cours d’une exposition, au printemps de 1978, que les tableaux de Cézanne m’apparurent comme ces objets du commencement et je fus pris de l’envie d’étudier, comme cela ne m’était arrivé que devant les suites de phrases de Faubert. »
P63 : IMPORTANT
« « Le même sujet vu sous un angle différent offre un sujet d’étude du plus puissant intérêt et si varié que je crois que je pourrais m’occuper plusieurs mois, sans changer de place, en m’inclinant tantôt plus à droite, tantôt plus à gauche. »
2° La colline aux couleurs
Observation de la Sainte-Victoire et de ses massifs environnants et décision d’emprûnter le chemin de Cézanne.
3° Le plateau du philosophe
« …un autobus qui passe sur un pont avec les silhouettes des passagers et les encadrements des fenêtres ne peut-il pas rendre plus proche un ciel lointain ? »
4° Le saut du loup
« A l’extérieur de Puyloubier, … »
« …je ressentis un hurlement à fleur de peau : le pire de tous les bruits, le plus méchant , cri de mort et de guerre tout à la fois, qui empoigne sans transition le cœur _ lequel, en imagination, fait le gros dos. …une sorte de dogue… . »
5° Le chemin des Lauves
P101 : /TABLEAUX
« De jour en jour j’étais devenu plus invisible au sein du domaine du grand peintre _ pour moi-même comme pour les autres _ et ces autres m’aidèrent en ne tenant, aimablement, aucun compte de moi. Avec le temps c’était comme si, d’une fois sur l’autre, je pouvais décider d’être « l’invisible » .»
P105 : IMPORTANT
« Le droit d’écrire _ indispensable à chaque travail nouveau _ s’annonçait déjà en redescendant de la Sainte – Victoire, lorsque à un moment donné je parvins à me critiquer (au lieu de m’abîmer en moi-même et de perdre le sens de l’humour, comme cela m’arrive généralement, à la descente). »
P107 : ECRITURE
« Pourquoi dis-je : droit d’écrire ? Cela vint à un instant d’amour indéterminé, sans lequel il n’existe pas d’écriture véritable.
…
La secousse de la métamorphose : je n’étais plus simplement invisible : écrivain. »
6° Le tableaux des tableaux
P109 : IMPORTANT
« Il a jusqu’ici été surtout question d’un peintre et d’un écrivain, de peinture et d’écriture ; …
Stifter, on le sait , exprima ainsi la loi éternelle de l’art : « Le souffle de l’air, le glissement de l’eau, le balancement de la mer, le verdoiement de la terre, le ciel resplendissant et le scintillement des étoiles, je les tiens pour grands. »
P121 : ECRITURE
« « S’ils ne croient à rien, à quoi ça sert d’être là ? »
Sans qu’il fut en question de moi, je me suis senti atteint. Cette pensée ne m’occupait-elle pas déjà depuis assez longtemps : « à la longue les objets ne peuvent rester réels qu’avec une fois » ? Quel était ce secret de la foi que semblaient connaître ces sages de village ? »
7° Le champs froid
P133 : ECRITURE
« En ce temps- là, je comprenais la violence. Ce monde, fait de « formes fonctionnelles », avec de l’écriture partout et jusque sur les choses ultimes, ce monde, complètement dépourvu de langue et de voix, n’avait pas raison.
…
Pour ce pays j’éprouvai de la haine avec autant d’enthousiasme que j’en avais jadis éprouvé pour le parâtre que je m’imaginais souvent frappé d’un coup de hache. Les hommes d’Etat, ici (tout comme ces « artistes » hommes d’Etat) n’étaient plus à mes yeux que de mauvais acteurs _ rien qui parlât à partir d’un centre _, ma seule pensée : « il manque l’expiation ». »
8° La colline des toupies
P143 : IMPORTANT
« Mon idéal depuis toujours, c’était la douce insistance et la succession apaisante d’un récit.
…
…la vérité du récit m’était apparu sous la forme de la clareté ; une phrase, calmement donnait lieu à la suivante et le vrai _ ce qui avait été préalablement reconnu n’était perceptible que dans les transitions entre les phrases _ c’était comme une douceur. Et de plus je le savais : l’intelligence oublie et l’imagination n’oublie jamais. »
P149 : / TABLEAUX
« Ses tableaux à elle, ce sont les robes et chacunes d’elles en aient une idée particulière. Les deux pièces de l’appartement sont aussi un atelier plein de l’éclat des tissus multicolores. Elle prend son métier plus au sérieux que tous les gens que je connais, elle en tire sa fierté, comme seul le ferait un artiste et elle rembarre quiconque la dérange.
Elle avait un jour … eu pour but « Le manteau des manteau ».
P151 : ECRITURE :
« A ma question : pourquoi lui fallait – il un ami ? Elle répondit : « Les mots seuls ne m’apaisent pas assez. » ».
P161 : l’anodin : une écriture du quotidien chez HANDKE
« Il fallait du vent comme en été, ni plus froid ni plus chaud qu’en ce temps là. Tard dans l’après-midi nous descendîmes au Tholonet et, fatigués et satisfaits, nous restâmes assis à l’auberge Thomé, alias l’Etoile d’or _ c’est beau de simplement pouvoir dire qu’on a faim.
P167 : IMPORTANT
« J’attendais le moment où j’allais, tout à coup, d écouvrir la vue d’ensemble. »
p169 : « Je vis qu’il y avait partout un domaine de l’entre-deux. »
« …il n’en existe qu’une seule juste et la forme détermine la masse colorée, elle doit résoudre le problème de la transition.
« La transition, pour moi, doit séparer clairement et être à la fois dans l’un et dans l’autre. »
9° La grande forêt
P169 repère, philosophie :
« Musée Beaux arts Vienne = peinture de Jacob van Ruysdael : la grande forêt. »
p181 : « On entre dans la forêt par le chemin droit et large comme par un véritable portail. La sensation de seuil est quelque chose de calme qui mène au delà, sans intention. »
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