16 septembre 2003
"Dialectique à part..."
Dialectique à part…
Soleil sur la vie, circulation d’envie, entourage qui sourit.
J’attends les nuages entre deux éclats, de joie, d’amour, et d’amitié… je n’attends plus tout ce que mon âge ne permet plus de réaliser ou de fonder anticonstitutionnellement.
Affronter la vie dans sa dure dialectique : reconnaissance ou plaisir personnel, profession ou famille : c’est là, la réalité. Il faut tenir la route, s’accrocher, reporter les courses à pieds, s’organiser en fonction de tous et de chacun, s’habiller de sourires et de parfums, être au top de la jeunesse fleurissante et galoper les chemins chaque jour comme au premier matin de nos plaisirs ambicolores ! Se lever à l’aurore, remercier les cieux de respirer, à l’heure de la rosée, l’enivrement des réveils naturels, accélérer le pas, se rendre au lycée pour travailler comme pionne à mi-temps : les mardis matins, jeudis après midi et vendredis jusque 14h00… plus qu’une démarche : un rallye !
Ajouter à cette cadence les contraintes quotidiennes des besoins … et le temps qui coule pour contrarier nos heures…toutes ces heures de vies à rattraper ! Laisser de côté ces humeurs rouges, ces états d’âmes, ne pas dire que l’on se trouve dans un état de conscience morbide, acculée par les décès, et la routine de ces condoléances quotidiennes au voisin de toutes les joies : les tristesses… Reporter au lendemain ce que l’on peut faire le jour dit, par manque de temps, par baisse de motivation… et ces rancoeurs qui nous poursuivent aussi violent qu’une interruption, impromptue, de jeûne du sixième jour !
Ajoutez la contrariété de ne plus avoir le temps et l’énergie d’écrire autant qu’on le souhaiterait…se rendre compte que la vie lycéenne se range du côté des 45 tours vinyls et des locomotives à vapeur, se rendre compte des robots qui dictent nos heures d’adulte enchaîné à avancer des programmes de hiérarchies et de pouvoirs.
Prendre conscience de la chance d’avoir été lycéenne choyée et chouchoutée par les administrations, le travail d’échecs et mats des pions, par tout le fourmillement de l’échiquier protégeant ses nouveaux cavaliers d’avenir…rentrer chez soi, prendre conscience du labeur de l’existence, rire de la société, éclater de rage contre un système parce que la pilule on n’arrive pas à l’avaler ! Faut vivre non seulement avec son temps ; mais, aussi avec les responsabilités de son âge. Et nager dans le rire et se noyer dans les larmes et interpréter la vie à faire vibrer tous les planchers, toutes les scènes pour renvoyer l’onde de l’émotion vagabonde vers le vaisseau des spectateurs et les couleurs de sa diversité criant : Humanité !
Et, dans les coulisses, se laisser emporter à des aveux tenus secrets depuis des années que ce « je »…ne peut rien te dire d’autres… que ce qui est déjà inscrit et sous clefs … dire ; dire… :
_ « je sais, ne dis rien. »
Oui, pour toi, la vie n’a pas toujours été comme ça : chacun en possède une définition fondée sur nos contradictions, nos ambivalences, nos secrets, nos amours !
Pour toi, la dureté d’un cœur, dans l’existence, te semble une violence, une brûlure du souffle : une présence qui se défend d’être là…
Mais, puis-je me défendre de vivre, d’exister, de donner, de partager sans jamais vouloir fuir ce bonheur, cette joie incommensurable des étreintes saisies d’animation ?
Ne rien dire pour écarter les peurs et les faux pas… mais hors des coulisses de la vie : tenter d’ôter nos bracelets de silence !
Et : « Haut les bras, Haut les cœurs ».
Epique, époque…
Et tic et tac : dialectiques……
Mes yeux photocopient en lazzer les notes de Jazz gospels qui s’échappent de nos trappes …
Ah ! Trappes !....
D’un sol-œil ;
Catherine Sprunck.
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